vendredi 4 décembre 2009

Livre du jour : Les Cathédrales du vide de Henri Loevenbruck


Après l'affaire du Rasoir d'Ockham, Ari Mackenzie s'est retiré des Renseignements généraux. Alerté par une série de cambriolages suspects, il décide de mener l'enquête avec ses habituels complices, Iris Michotte et Krysztov Zalewski.
Ensemble, ils vont découvrir des faits aux coïncidences plus que troublantes. Une cathédrale perdue en pleine forêt amazonienne, le manuscrit d'un célèbre alchimiste du quatorzième siècle et une organisation internationale qui fait main basse sur plusieurs régions du globe.
Vous reprendrez bien une dose d'Ari Mackenzie ? L'analyste de la DCRI au caractère bien plus marqué que le héros de Dan Brown a l'occasion de poursuivre l'enquête débutée dans le Rasoir d'Ockham. Henri Loevenbruck nous offre une suite plus approfondie, à l'écriture efficace, limpide et cependant travaillée. Ces différents personnages, encore une fois, ont de l'épaisseur. L'intrigue est riche, imprégnée de rebondissements bien répartis (à l'inverse de Jean-Christophe Grangé qui a tendance à précipiter ses derniers chapitres).
Henri Loevenbruck livre, encore une fois, une excellent thriller et se place dans le haut du panier des écrivains français de thrillers.
Note: 17/20.

mercredi 2 décembre 2009

Polar : Le Silence avant l'orage (7)

Quelques news :
Le chapitre 11 est toujours en cours...
Les recherches sur Saint Kilda continuent.

Lecture en cours :
Les Cathédrales du vide de Henri Loevenbruck.
A +

lundi 23 novembre 2009

Livre du jour : Le Carrefour des Ecrasés de Claude Izner


Paris, Novembre 1891. Le carrefour des Écrasés, situé entre la rue Montmartre et le faubourg Poissonnière porte bien son nom. On y a découvert le corps d'une femme auquel il manque le visage. La demoiselle était vêtue de rouge mais il lui manque ses chaussures.
Le même jour, Grégoire Mercier, un berger du treizième arrondissement rapporte à Victor Legris, patron de la librairie Elzévir, un escarpin de femme, de couleur rouge. En guise de semelle, on y retrouve le papier à en-tête de la librairie.
Voilà Victor Legris lancé dans une nouvelle enquête, fidèlement assisté de son commis Joseph Pignot, personnage désormais à part entière. Ils devront, à cette occasion, fréquenter les cafés concert de Montmartre où nous croisons La Goulue et ses acolytes. Ils feront aussi la connaissance du professeur Charcot.
Encore une fois, Claude Izner nous fait voyager au coeur du Paris du XIXème siècle. Rien ne manque, pas un haut-de-forme, pas un corset. L'ambiance est, elle aussi, bien présente et le style toujours très imagé.
Note: 16/20.

vendredi 20 novembre 2009

Livre du jour : La disparue du Père-Lachaise de Claude Izner


Paris, 1890. Victor Legris, patron de la librairie Elzévir, retrouve par hasard Denise Le Louarn, la bonne de son ancienne maîtresse Odette de Valois. La petite servante, bouleversée, lui apprend qu'Odette a disparu à la suite d'un rendez-vous au cimetière du Père-Lachaise. Il faut dire que la dame est, depuis peu, devenue adepte de spiritisme, la tendance du moment.
Le libraire se pose quand même quelques questions, mais finalement n'hésite pas et le voilà lancé sur les traces de son ancienne maîtresse. Aux risques d'y perdre quelques plumes...
Dans cette deuxième enquête, on suit donc Victor Legris mais aussi son jeune commis Joseph Pignot, personnage qui prend de plus en plus d'importance. Encore une fois, le duo d'auteures place remarquablement bien son intrigue au milieu des hommes en haut-de-forme et des femmes à corset. Les petits métiers parisiens ne sont pas oubliés et nous éclairent sur les difficiles conditions sociales de l'époque.
Une intrigue forte, des personnages bien campés, des descriptions soignées font de ce polar un très agréable moment de lecture.
Note: 16/20.

Livre du jour : Mystère rue des Saints-Pères de Claude Izner


1889, Victor Legris est libraire rue des Saints-pères à Paris. La librairie qu'il tient avec son père adoptif Kenji Mori, se nomme Elzévir. La tour Eiffel, qui vient d'être achevée, est assaillie par la foule enthousiaste. Au premier étage de la tour, Victor Legris doit rejoindre son associé ainsi que son ami Marius Bonnet, en pleine promotion de son nouveau journal, le Passe-partout.
Un rendez-vous qui tourne court : une femme s'effondre, victime d'une étrange piqûre. Il n'en faut pas plus au libraire pour se lancer sur l'enquête...
Première aventure de Victor Legris concoctée par Claude Izner (il s'agit en fait de deux soeurs : Liliane Korb et Laurence Lefèvre), ce polar historique nous permet de suivre une enquête nourrie de nombreux rebondissements. Mais ce n'est pas tout. Dans un style imagé, les deux auteures nous plongent également dans ce Paris de la fin du XIXème siècle avec ses impressionnistes, ses quartiers populaires, ses métiers d'autrefois (on est quand même extrêmement loin de Jean-Pierre Pernaut).
On a donc affaire à un polar bien troussé, au suspense constant, à l'écriture savoureuse et avec des personnages biens nés.
Note: 15/20.

mercredi 4 novembre 2009

Livre du jour : 1974 de David Peace


Leeds, Yorkshire, nord de l'Angleterre, 1974. Jeanette Garland : disparue à Castleford en juillet 1969. Susan Ridyard : disparue à Rochdale en mars 1972. Quant à Clare Kemplay, elle vient de disparaître à Morley, en revenant de l'école. Son cadavre sera bientôt retrouvé dans une tranchée à proximité d'un chantier de construction.
Edward Dunford, journaliste au Yorkshire Post est encore un néophyte qui doit faire ses preuves dans l'ombre du reporter vedette Jack Whitehead. Pour chasser le scoop (du moins, le pense-t-il), il devra parcourir les routes de l'ouest du Yorkshire au volant de la vieille Viva de son père, qui vient de décéder.
Les indices qu'il va découvrir vont petit à petit lui faire prendre conscience que bien des choses paraissent propres en surface et que dessous, on trouve une pourriture innommable.
En quelques mots : une terrible et très grosse claque ! David Peace n'a pas son pareil pour décrire, dans les moindres détails, l'étendue de la corruption qui sévit dans l'ouest du Yorkshire. Styliste hors pair, au même niveau qu'Ellroy, son écriture, fluide, précise, un rien cynique et qu'on pourrait sembler croire prisonnière d'un cercle vicieux de répétitions, participe pleinement à la noirceur de l'intrigue.
Des personnages portés par leur sombre destin, prisonniers d'une douleur sourde et qui, pourtant, avancent, attentifs aux compromissions des uns et des autres.
1974 est le premier volet du "Red Riding Quartet". Il est suivi de 1977, 1980 et 1983.
On ressort lessivé de ce polar sombre de 332 pages mais avec le sentiment d'avoir découvert un immense auteur.
Note: 20/20.

lundi 26 octobre 2009

Polar : Le silence avant l'orage (6)



Et voilà, le chapitre 11 est ouvert... Ça se complique un peu pour Edward Bailey, héros de cette aventure. Mais...
Voici quelques photos pour vous faire une idée de Saint Kilda.
A +